Au fil de leurs vies

Deux jeunes adolescents fuient à perdre haleine dans le froid et la neige, la police est à leurs trousses, dépêchée par la famille de la petite Aoi. Brutalisée par son beau-père, trahie par une mère dépassée et incapable de la défendre, celle-ci s’en remet à Ren, il a fait le serment de la protéger.

Dans la grande île d’Hokkaido, Ren et Aoi s’aimaient quand ils avaient treize ans pendant l’ère Heisei (1989-2019). La violence des adultes les a séparés, puis la vie, tout simplement, les a maintenus éloignés l’un de l’autre. Elle les fera se rencontrer à nouveau et ce plusieurs fois sans que pour autant ils puissent renouer le fil. La nouvelle ère, Reiwa, permettra-t-elle que ce qui a été rompu soit réparé? Ito est un voyage à travers le temps et l’espace et le récit de retrouvailles difficiles sur le chemin de la vie, en dépit des coups du sort.

Avec plus de quarante films au compteur, Takahisa Zeze est un metteur en scène à la fois prolifique et éclectique qui a réalisé des oeuvres aussi différentes que Tokyo X Erotica, Pandemic ou plus récemment The Promised Land. En 2020, il porte à l’écran Ito (Tapestry: the thread of our lives), à partir d’un script écrit par Tamio Hayashi, librement inspiré par la chanson Ito de Miyuki Nakajima, un hit de 1992, toujours populaire .

Le film aurait dû sortir au printemps, le 24 avril, après une campagne de promotion dans laquelle les deux acteurs vedettes (Masaki Suda et Nana Komatsu) se sont beaucoup investis. La crise sanitaire et la proclamation de l’état d’urgence au Japon ont amené la production à repousser la date au 21 août. Malgré tout, Ito a pu rencontrer son public, séduisant de nombreux spectateurs par delà les générations, se plaçant dans le Top 10 du box-office de l’année (n°6 ou n°8 selon les sources).

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Princesse Yuki Hime

Le 22 février 2019, Samurai Marathon 1855, de l’anglais Bernard Rose, sort sur les écrans nippons. Produit par Jeremy Thomas (Le Dernier Empereur…) et Toshiaki Nakazawa (Departures, 13 Assassins…), Samurai Marathon est un film divertissant qui mêle fiction et réalité historique, action et drame, comédie et parodie. Critiques sur ce blog: Samurai Marathon 1855La Course de l’honneur.

La pellicule est exceptionnelle, le casting ne l’est pas moins car aux côtés des deux ‘têtes d’affiche’ Takeru Satoh (Jinnai) et Nana Komatsu (Yuki Hime), on trouve de nombreuses stars du grand écran au Japon: Hiroki Hasegawa (le père de Yuki), Mirai Moriyama (le prétendant), Shota Sometani (Hironoshi, le coureur le plus rapide), Naoto Takenaka (le vieux garde) ou encore Munetaka Aoki (le chef des samourai).

On remarquera dans les rôles féminins, Mugi Kadowaki (la compagne de Jinnai), Junko Abe (la compagne de Hironoshi) ou encore Mariko Tsutsui… La princesse, Yuki Hime, est un personnage central qui apporte à l’ensemble une touche de modernité: fascinée par l’Occident, jusque dans sa manière de courir, elle est fière, déterminée voire obstinée et un peu rebelle. Nana Komatsu l’interprète avec force et avec grâce.


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Kaori dans Maniac Hero

Signé Keisuke Toyoshima, le film Maniac Hero (ヒーローマニア生活 ) sort en salles au Japon le 7 mai 2016. L’oeuvre est totalement inclassable: action, comédie, satire, drame, tout y passe dans un ensemble franchement déjanté qui joue allègrement avec le loufoque, l’absurde. Critique du film sur le blog: Maniac Hero.

Un petit incident amène Kaori, une étudiante, à rejoindre une groupe de justiciers déterminés à combattre les criminels. Tout comme ses compagnons -Ojisan et ses petits marteaux, Toshida et sa panoplie de gadgets et leur ‘chef’ Nakatsu- Kaori n’a pas de super pouvoirs, elle est juste très futée et a un penchant prononcé pour l’organisation et la consultation d’archives et documents.

Un second rôle solide pour Nana Komatsu qui s’essaie à la comédie, avec succès, son personnage est pour le moins farfelu et décalé. Les péripéties du quatuor l’amèneront d’abord à un changement de look radical et on pourra douter un moment de sa loyauté envers ses acolytes. Il n’en sera rien, le moment venu, c’est une Kaori remontée et combattante qui viendra à la rescousse…


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Bye bye 2020

Une des 6 femmes de l’année au Japon! Le magazine Vogue Japan a donc décidé d’honorer la jeune actrice et modèle aux côtés notamment de la joueuse de tennis Naomi Osaka. Des femmes qui ‘ont par leurs paroles et leurs actions renforcé une société ébranlée par la pandémie’. Tout au long de l’année, Nana Komatsu s’est exprimée sur le sujet, reflétant avec simplicité, humanité et espoir les préoccupations de beaucoup de japonais(es). 

Il est également probable que le rôle de Sonoda Aoi dans Ito -le portrait d’une jeune femme qui ne baisse jamais les bras en dépit d’une cruelle adversité- a pesé dans la décision du staff de Vogue. Sans être un méga blockbuster, le film a rencontré le public et s’est classé dans le Top Ten du box office 2020 (en 8ème position avec plus de 1,6 million de spectateurs).

Moins présente à l’écran que les années précédentes (Ito et Sakura) mais toujours visible (TVs, magazines, presse…) Nana Komatsu voit son étoile briller un peu plus fort au fil du temps. Tout récemment son compte Instagram a franchi la barre des 2 millions de followers devenant l’un des dix plus gros comptes Instagram du Japon: konichan7.

On reverra l’actrice en 2021 sur grand écran avec Parasite in love et …mystère. Bien qu’il ne soit pas exclu qu’on ait droit à une ou plusieurs surprises, il est possible que 2021 soit en partie une année creuse côté filmographie. La crise Covid a non seulement perturbé, différé et même annulé des sorties en salles, elle a rendu aussi difficile voire impossible les tournages de long-métrages, pour des raisons de sécurité sanitaire mais aussi de coûts (équipements, tests, délais plus longs …). A suivre…

Lire la suite: mode, magazines, brèves diverses