Silence-Scorsese-Monica

Le film de Martin Scorsese passant en boucle sur Canal+, c’est l’occasion de refaire un petit post sur le rôle de Monica, interprété par Nana Komatsu, alors une débutante. Scorsese avait travaillé sur ce projet pendant environ 20 ans avant de se décider enfin à le tourner, à Taiwan, au cours de l’année 2015.

Côté américain, le metteur en scène a fait appel à Liam Neeson, Adam Driver et Andrew Garfield, excellent dans son interprétation du Père Rodrigues. Versant japonais, la liste est impressionante: Tadanobu Asano, Shin’ya Tsukamoto, Yosuke Kubozuka, spectaculaire dans son rôle de ‘Judas’, Issei Ogata et même Ryo Kase et Aoki Munetaka pour quelques cameos. Parmi les seconds rôles, une jeune femme, une petite paysanne convertie au christianisme, retient l’attention: Monica !

Surtout connue comme jeune modèle au Japon, Nana Komatsu est une nouvelle venue dans le monde du cinéma avec un rôle difficile dans le dérangeant et percutant The World of Kanako/Kawaki en 2014. C’est avec seulement deux longs métrages dans ses bagages (Kawaki et la comédie romantique Close Range Love) qu’elle intéresse le staff de Scorsese qui la recrute après une audition video.

Un second rôle certes mais sa prestation est remarquée et si l’on y regarde de près, son temps de présence à l’écran est à peine inférieur à celui de Liam Neeson. Remarquée et remarquable, calme, courageuse face au désarroi du Padre, stoïque face au supplice et à la mort, Nana Komatsu pose son style et sa présence à l’écran dans plusieurs scènes, entre 1h12″ et 1h53″.


Captures d’ecran (1900×800)

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Retrospective 2019

Trois films cette année -comme en 2018- trois rôles bien différents, box-office honorables, critiques souvent élogieuses et moisson de nominations et récompenses, 2019 aura été une année riche pour Nana Komatsu qui souhaite ardemment poursuivre. Tout récemment elle se confiait à la rédaction de Elle Hong Kong, déclarant en substance: « Je veux tout essayer, découvrir ce dont je ne suis pas capable, ce que je ne connais pas (…) j’aimerais me surpasser et ouvrir de nouvelles portes » (merci à Minh Ngọc Nguyễn de Nana Komatsu 小松菜奈 VietNam pour la traduction de ce passage)


samurai marathon

Tourné au cours de l’automne 2018, le film de l’anglais Bernard Rose sort en salles au Japon le 22 février. Avec Jeremy Thomas à la production (Le Dernier Empereur), Takuro Ishizaka à la pellicule (Kenshin le Vagabond, Sakuran) et huit têtes d’affiche, le metteur en scène a réuni une véritable dreamteam. Les résultats au pays du soleil levant (et des samourai) sont toutefois en-dessous des attentes. S’il fait salle comble en province, le film est plutôt boudé à Tokyo. Côté critique, certains s’étonnent et même s’agacent qu’un ‘gaijin’ ait osé faire un film de sabre. Note Eiga.com: 2,9/5.

Au catalogue international de la société de production Gaga, le film fait le tour des festivals en Europe et en Amérique du Nord, il est très bien accueilli, notamment au Festival du Film Asiatique de New York en juin. Distribué par Signature Entertainment sur toutes les plate-formes numériques le 20 janvier 2020 au Royaume-Uni, Samourai Marathon sera également diffusé (peut-être en salles) aux USA plus tard dans l’année. Critique d’un collègue et confrère: La Course de l’Honneur.

Nana Komatsu: elle apporte une touche de ‘modernité’, originale et anachronique, dans ce ‘film de sabre’ atypique et très divertissant. Un rôle plutôt physique pour la jeune femme qui doit parfois jouer du sabre et du couteau. Prix: Rising Star Award (New York) – Nomination: Elan dOr 2020 (Japon)


farewell song

Sayonara KuchibiruFarewell Song à l’international- est également une production Gaga, un film de Akihiko Shiota (Yomigaeri, Harmful Insect) qui sort au Japon le 31 mai 2019 avec cependant une diffusion limitée à moins de 300 salles. Le metteur en scène en a écrit le script pour faire ce qu’il définit comme une « sorte de road movie musical ». Les deux actrices principales, Nana Komatsu et Mugi Kadowaki, ne sont ni chanteuses ni musiciennes, elles ont dû se mettre au chant et à la guitare pour interpréter des titres écrits pour l’occasion par Aimyon et Motohiro Hata.

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A cause de Kanako…

Naissance du blog, premier post, il y a deux ans…

N.K.

Kanako

A l’automne 2014, j’attendais avec impatience le dernier opus du réalisateur japonais Tetsuya Nakashima: 乾き/The world of Kanako. Nakashima m’avait enthousiasmé avec des oeuvres sidérantes telles que Memories of Matsuko ou Confessions, et avec le casting annoncé (Koji Yakusho, Miki Nakatani, Joe Odagiri…) je me disais que le film s’annonçait prometteur.

Je suis sorti éreinté de la séance, un tourbillon, des phases d’accélération qui laissent à peine le temps de digérer l’information, un déluge graphique et une descente infernale dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine. Pour avoir vu le film quatre fois, je suis formel, c’est l’oeuvre cinématographique la plus misanthrope qu’il m’ait été donné de voir. Et il y avait Kanako…

Une certaine Nana Komatsu? Quoi? Comme le personnage de manga? Une recherche rapide me permettait alors d’apprendre qu’elle était une jeune mannequin et que c’était là son premier rôle dans un long métrage…

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Etrange et fugace Yukako

Deux jours de tournage et quatre scènes pour Nana Komatsu dans le Jojo’s Bizarre Adventures – Diamond is unbreakable de Takashi Miike. Le film sort au Japon en août 2017 et en dépit d’une promotion conséquente, les résultats au box office (une semaine dans le top 10) ne sont pas vraiment à la hauteur de l’investissement car le metteur en scène avait disposé d’un budget conséquent pour les effets spéciaux, par ailleurs plutôt réussis.

Jojo’s est visuellement intéressant, très belle pellicule qui n’est pas sans rappeler les effets de filtre à la Mauro Fiore, est-ce suffisant pour faire un grand film? Je ne le pense pas. Au demeurant très fidèle au manga de Hirohiko Araki -selon les fans- le film de Miike est divertissant et esthétique, rien de plus, rien de moins.

Il faut sans aucun doute le voir pour d’autres raisons que la seule présence de Nana Komatsu qui ne fait que passer: elle y incarne le personnage de Yukako, tout à fait secondaire dans ce volet, elle se montre énigmatique et dotée d’une chevelure d’une longueur stupéfiante, élaborée avec des ‘extensions’.


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