Kuru est arrivé…

…et elle aussi: Makoto Higa, hôtesse, medium et fiancée de Nozoki, le personnage central du film. Deux à quatre heures de préparation et de maquillage à chaque séance pour Nana Komatsu, cheveux teints et corps couvert de tatouages et de profondes cicatrices.


Cliché officiel publié sur le compte Instagram de l’actrice

makoto-higa


En dépit de folles rumeurs qui ont un temps circulé, arguant que Nakashima ne pourrait terminer le montage de son film en temps et en heure, Kuru est bien sorti dans les salles le vendredi 7 décembre comme prévu…

Les deux semaines qui ont précédé cette sortie ont été riches en interviews et reportages, les acteurs se relayant pour assurer la promotion du film. De Oricon News à Cinema Today en passant par Eiga.com ou Model Press, il ne s’est pas passé un jour sans la parution d’un ou plusieurs articles consacrés à Kuru. Junichi Okada et Nana Komatsu se sont particulièrement investi.

Ainsi on a pu apprendre -et ce n’est pas une surprise- que le tournage n’a pas été de tout repos. Il devait durer deux mois, il en a fallu quatre et au final, Nakashima a produit un opus de 4 heures ramenées à 2 après montage pour la version en salles. Vivement le DVD/Bluray pour un Director’s Cut peut-être, des bonus intéressants en tout cas…


« Elle est devenue une excellente actrice » Nakashima

Le metteur en scène ainsi que les principaux protagonistes étaient présents pour une Première au Toho Cinema de Hibiya, un quartier de l’arrondissement de Chiyoda à Tokyo, non loin du Palais Impérial.

Ce fut l’occasion de faire rire un peu l’auditoire en revenant sur les allusions, faites par les acteurs lors d’interviews, aux exigences et emportements du metteur en scène qui, fidèle à sa réputation, n’a pas ménagé son équipe… Lire la suite « Kuru est arrivé… »

Yuki Hime…

samuraimarathon

La nouvelle est tombée hier et a fait la une de tous les sites japonais spécialisés (Eiga Land, Natalie Music, Cinema Today, Oricon News etc…) Nana Komatsu sera une des principales têtes d’affiche de ‘Samurai Marathon‘, une adaptation à l’écran d’un roman historique de Akihiro Dobashi, dont le titre japonais est 幕末まらそん侍 (bakumatsu marason samurai, le terme ‘bakumatsu’ faisant référence aux derniers jours du Shogunat Tokugawa).

Le roman ‘Samurai Marathon’ s’inspire de plusieurs événements historiques. Le seigneur Itakura Katsuakira (Hiroki Hasegawa) veut organiser un grand rassemblement de samouraïs qui disputeront un marathon de 58 km sur un sentier difficile et escarpé. Il souhaite préparer ses hommes dans l’hypothèse d’une invasion étrangère, une crainte et une obsession pour de nombreux dirigeants japonais dans la deuxième moitié du 19ème siècle.

Le pouvoir central à Edo (ancien nom de Tokyo) y voit la preuve d’un complot et envoie un groupe d’assassins tuer le seigneur, sa famille et ses alliés. Jinnai Karasawa (Sato Takeru), un jeune guerrier et par ailleurs agent du gouvernement central va faire son possible pour éviter le drame et faire savoir aux plus hautes autorités du Shogunat qu’il y a là une épouvantable méprise. Lors de sa ‘mission’, il va rencontrer Yuki Hime, la fille du seigneur Itakura, interprétée par Nana Komatsu. Lire la suite « Yuki Hime… »

De Nakashima à Nakashima

et de Kanako (2014) à Makoto (2018)

Tetsuya Nakashima, le génial metteur en scène de ‘Kamikaze girls‘, ‘Confessions‘ et ‘Memories of Matsuko‘ avait longtemps cherché sa ‘Kanako’ pour 乾き/The world of Kanako, sa fable nihiliste. Il l’a trouvée en la personne de Nana Komatsu, une jeune modèle alors assez présente dans les magazines pour ados…

Poussée par ses proches, c’est presqu’à reculons que la jeune fille se rendit à l’audition, elle n’envisageait pas une carrière d’actrice. D’elle, Nakashima dira plus tard qu’elle ne savait pas ce que c’était que jouer, que ‘ça’ lui venait ‘naturellement’ et que ses réactions à ses instructions et sollicitations avaient été un fil conducteur tout au long du tournage. Quand on connait sa réputation d’exigence (qui selon l’actrice Miki Nakatani frise la tyrannie), c’était plus qu’un compliment…

Nakashima la retrouve quatre ans plus tard. Dans ‘The world of Kanako’ il avait fait d’elle un démon au visage d’ange, cette fois sous les traits de Makoto Higa, une hôtesse qui travaille dans un bar, fiancée à un écrivain spécialiste de l’occulte (Nozoki, interprété par Junichi Okada), elle est une médium qui va défier une chose innommable et terrifiante… « Kuru/It comes » sort au Japon le 7 décembre prochain.


Mini galerie Makoto Higa (2018)


Mini galerie Kanako Fujishima (2014)

ELLE, la vraie Nana Komatsu…

elletw

Une fois n’est pas coutume, vous trouverez ci-dessous un long article en anglais sur ce blog, une exception, mais l’occasion était trop belle pour la laisser passer. Dans une interview passionnante accordée au magazine ELLE (Taiwan) Nana Komatsu revient sur son étonnant parcours, son éducation et s’exprime absolument sans détours sur sa déjà longue carrière de modèle, commencée à l’âge de 12 ans, puis sur le métier d’actrice.

Un bel article, accompagné de magnifiques clichés, paru dans les différentes éditions du magazine pour le mois de novembre. Vendredi dernier, elle s’est rendue à Taipei, pour y recevoir une récompense: le ‘Best International Style Award’ lors de l’édition 2018 des ‘Elle Style Awards‘.

Un titre de plus pour celle qui a déjà obtenu, entre autres, un Japanese Academy Award (Meilleur Espoir, 2015), un Kinema Junpo Award (Meilleure Nouvelle Actrice, 2017) alors qu’elle n’a tourné que dans 13 films, avec un premier rôle dans moins de la moitié d’entre eux. La caméra, elle la rencontre aussi dans le monde de la mode, à un haut niveau, puisqu’elle est Ambassadrice de Chanel depuis 2015.

Enfin, rappelant au passage que Nana Komatsu était du casting de ‘Silence‘ de Martin Scorsese, tourné en décors naturels à Taiwan, le journaliste en profite pour développer un peu sur l’attachement qu’elle manifeste envers cette partie du monde et ses habitants.

Voici donc ‘une Japonaise à Taiwan’, traduction d’un article original en mandarin de 

Si la langue de Shakespeare ne vous rebute pas… Lire la suite « ELLE, la vraie Nana Komatsu… »