Kodai Family Prequel

The Kodai Family est avant tout un long métrage sorti en 2016 avec Haruka Ayase et Takumi Saito dans les rôles principaux. La même année, la chaîne dTV (liée au label Avex) mettait en ligne Kodai Family’s People SP, un drama en deux volets, sorte de prequel/spin-off basé comme le film sur le manga Kodaike no Hitobito (高台家の人々) avec Nana Komatsu et Mamiya Shotaro en têtes d’affiche.

Contrairement à la plupart des actrices de sa génération, Nana Komatsu tourne très peu de drama (listés sur la page Bio-Filmo). Bien qu’il soit tout à fait possible que les plannings de tournage de séries ne soient guère compatibles avec ses activités de modèle (magazines, événements Chanel, CMs etc…) c’est avant tout un choix.

L’actrice confiait il y a peu qu’elle préférait concentrer sa carrière sur les longs métrages ne serait-ce que parce qu’elle trouvait les longues sessions de tournage, dans des lieux et avec des gens différents, très enrichissants sur un plan personnel (source: Cinema Today en date du 27 mai 2019).

Même si ce drama est bien moins intéressant que Yume wo ataeru ou Thrill ! The Black Chapter and The Red Chapter, les fans de l’actrice peuvent y trouver leur compte. Post ‘collector’ donc avec clichés, vidcaps, liens et accès aux deux épisodes* sous-titrés en français. (*low res: 640×480)


Synopsis: Ce drama SP en 2 épisodes raconte la façon dont Koudai Shigemasa Jr. et sa femme se sont rencontrés. L’histoire se passe 30 ans avant le film. Fukamaru Yuko (Komatsu Nana) est une élève de 4ème année d’une université privée prestigieuse. Elle y rencontre Koudai Shigemasa/Masao (Mamiya Shotaro) qui vient d’être transféré d’Oxford. Un jour, Nao la meilleure amie de Yuko et Masao se décident à sortir ensemble. Cependant, Masao la trompe et Yuko aide à les remettre ensemble. Une semaine plus tard, voilà que Masao décide d’avouer ses sentiments à Yuko (rédigé par Karammie de Dubu Fansub @Dogaru)


bande annonce


mini galerie – drama et making of



extrait du making of


Episode 1 – Sous titres inclus


Suite avec le deuxième épisode disponible sur ce serveur, même format et sous-titres inclus: Episode 2

Sources: Cinema CaféHarunanadTVDubu Fansub

Un taxi pour le Tohoku (Maj)

Avant d’être révélée à un large public pour le rôle de Kanako dans Kawaki (The World of Kanako) de Tetsuya Nakashima, Nana Komatsu a fait ses premiers pas au cinéma dans Tadaima (ただいま), un petit film réalisé et produit en 2013 par Daisuke Shimada, réalisateur et fondateur de la société de production Qotori Films.


Script: Sumire, une adolescente qui semble un peu perdue, parvient à convaincre un chauffeur de taxi Tokyoïte de la conduire dans l’est du Tohoku, région durement touchée par le tsunami du 3 mars 2011 (plus de 18000 morts et disparus). Elle veut revoir la maison où elle a passé son enfance mais cette demeure, comme sa famille, a été emportée par les flots meurtriers. Sur les lieux du drame, une découverte et un dialogue émouvant entre une jeune fille affectée par le chagrin et un homme plus âgé, compatissant et bienveillant, qui tente de lui donner ce qu’elle n’a plus: l’espoir et l’envie de vivre ! 


Bande Annonce


Le court métrage, après avoir été présenté dans différents forums et festivals, entre autres le Tama Cinema Forum, a connu une deuxième vie avec une sortie en DVD le 31 octobre 2016. Un bon timing puisque de février à novembre, c’est dans pas moins de cinq longs métrages et un drama que les fans de l’actrice pouvaient la voir. Mode, publicité et cinéma, 2016 fut une année pleine.

Ce DVD est malheureusement quasi introuvable aujourd’hui, la société Qotori Films n’existe plus depuis décembre 2018, quand au metteur en scène Daisuke Shimada, il a carrément disparu des écrans radars, son compte Facebook est désormais fermé. A moins de tomber sur une copie dans un Book Off voire sur Yahoo Auctions Japan, il est devenu de fait un objet rare, pour les fans et les collectionneurs.

C’est d’ailleurs un assez beau produit au packaging original, style ‘gatefold’ avec papier déchiré et assemblage délibérément gauche et artisanal, tel un ‘objet trouvé’, en écho au film et aux thèmes du souvenir et de l’évocation du désastre. Outre le film dans son intégralité (26′), ce mini coffret offre un clip musical inédit du groupe Radwimps -avec Nana Komatsu– et un petit livret présentant quelques photos et les informations d’usage.


Tadaima est un joli court métrage, une oeuvre simple -le script suit le trajet linéaire du taxi de Tokyo au Tohoku- mais touchante. Quelques éléments d’humour viennent ça et là rehausser, par effet de contraste, la dimension tragique de l’ensemble. Nana Komatsu n’avait que 17 ans, à la fois spontanée et nuancée dans son jeu, elle montrait déjà certaines dispositions pour le grand écran, elle est fort bien secondée par Shohei Uno, le chauffeur, décontenancé puis ému par cette jeune fille, perdue et dévorée par le remords d’avoir survécu.


Galerie photos


Voir la suite: vidcaps, extrait, film

Brèves en août


Pre-production, tournage ou post-production, quelques brèves en vrac sur les films avec Nana Komatsu à l’affiche en 2019 et 2020.


Closed Ward: le film de Hideyuki Hirayama sera comme annoncé dans les salles obscures au Japon le 1er novembre. La campagne de promotion du film n’a pas vraiment commencé mais ça ne saurait tarder. Pour le moment la production se contente de publier quelques clichés via Twitter comme celui-ci où l’on voit Yuki Shimazaki (Nana Komatsu) et sa mère (Reiko Kataoka) à l’entrée de l’hôpital.

Site OfficielCompte Twitter


Ito: on en sait un tout petit peu plus sur Ito/Tapestry dont le tournage n’est pas encore complètement terminé. Une date de sortie a été fixée au 4 avril 2020 et la liste, impressionnante, des seconds rôles a été publiée. Ainsi aux côtés des deux têtes d’affiche, Masaki Suda et Nana Komatsu, on trouvera: Mizuki Yamamoto, Mitsuko Baisho, Fumi Nikaido, Ryo Narita, Mahiro Takasugi, Fumika Baba, Toshiyuki Nagashima, Takehara Pistol, Yutaka Matsushige, Misako Tanaka, Sayaka Yamaguchi, Nana Eikura et Takumi Saitou. Source: Oricon News.


Samurai Marathon 1855: le film du Britannique Bernard Rose, sorti en salles au Japon en février dernier (aux USA l’année prochaine) a eu droit à sa première américaine le 28 juin dernier pour l’ouverture du 18ème Festival du Film Asiatique de New York. Nana Komatsu, qui pour l’occasion était présente pour recevoir un Rising Asian Star Award, s’est prêtée au jeu des questions-réponses avec le metteur en scène et le public. La video, mise en ligne récemment par le Film Lincoln Center est intéressante: anecdotes de tournage, différences de pratiques entre metteurs en scène japonais et non japonais etc…

« Il faudrait que l’on voie Nana dans un film américain » Bernard Rose.


Farewell Song (Sayonara Kuchibiru): le dernier film de Akihiko Shiota poursuit son périple en Asie. Après l’exploitation en salles au Japon (sortie le 31 mai dernier) et une première au 22ème festival du film de Shangai, Sayonara Kuchibiru était présenté au 15ème festival international du film et de la musique à Jecheon, Corée du Sud. Il sera dans les salles au mois de septembre en Thailande puis en Malaisie pour la 16ème édition du JFF, Japanese Film Festival.

Hier, c’était demain

Retour sur le film My Tomorrow Your Yesterday (ぼくは明日, 昨日のきみとデートする) avec un article original publié l’an dernier par mon confrère Hervé Lacrampe, webmestre du blog AAA: Asie, Architecture, Actualités, avec son aimable autorisation bien évidemment !


L’art du mélodrame réussi

Takatoshi étudie l’art et emprunte chaque jour le même train de banlieue entre son domicile et l’université.  Un matin il croise le regard de la jeune Emi et son coeur s’emballe. Subjugué par la jeune fille, il décide de la suivre et de l’aborder. A sa grande surprise la jeune fille ne le repousse pas et une histoire s’amorce. Ils se ressemblent, chacun ayant échappé à la mort dans leur enfance. Takatoshi, timide, apprend à connaître cette fille étonnante qui semble devancer ses souhaits, anticiper ses demandes tout en connaissant des crises de larmes aussi soudaines que violentes. Mais bientôt arrive le temps des révélations le jour où il ouvre par accident le journal d’Emi.

My Tomorrow tour yesterday se révèle une superbe surprise, adapté d’un roman à succès. Il faut d’abord insister sur le cadre de l’histoire : la ville de Kyoto. Cela faisait longtemps que l’on avait pas aussi bien mis en image cette ville duale, ville ancienne faite de petites échoppes, de rues anciennes, de temples et la ville contemporaine qui a poussé en face une fois traversée le pont. Il y a de nombreuses idées de mises en scènes jouant sur ces deux faces et sur le rôle du pont. Ceci sert un propos riche en métaphores et en symboliques. Avant même la révélation intervenant au milieu du film, le réalisateur distille des éléments qui préparent au retournement de situation en rendant plus évident tout le cadre. 

(ATTENTION SPOILERS) Il faut aussi insister sur l’intelligence du scénario. C’est un mélodrame qui s’appuie sur une dimension de science fiction. Il faut être attentif car la révélation (dans le style l’étrange histoire de Benjamin Button) fait basculer la comédie romantique dans le drame sentimental. C’est une histoire d’amour triste. Et une fois ce mystère résolu, un second souffle fait encore progresser l’intrigue. Et tout le montage astucieux alternant flashback, saut dans le temps, retour dans le présent détricote l’écheveau de mystères. Chaque détail placé dans l’intrigue vient s’imbriquer dans une histoire vraiment très belle, très simple, sans effets spectaculaires. 

Les acteurs portent littéralement sur leurs épaules cette fascinante histoire. Fukushi Sota est impeccable dans la peau de cet étudiant maladroit, timide s’ouvrant à un amour. Il met parfaitement en scène l’évolution de son caractère face à l’ampleur de la révélation : sidération, colère, passion, engagement. Le tout porté par son amour du dessin. Quant à Nana Komatsu, elle irradie littéralement la pellicule, à la fois fragile, sensible, douce, enjouée, triste, fataliste. Car son histoire est une vraie torture, une malédiction cruelle et presque perverse. Et elle joue avec un tel naturel qu’elle emporte tout sur son passage. 

My Tomorrow your yesterday a tout pour vous plaire. Une histoire très intelligente parfaitement mise en scène et construite. Un film à concept qui redonne ses lettres de noblesse au mélodrame.


Bande annonce – Sous titres (mandarin et anglais)