Brèves de juillet

Non seulement la ‘saison’ des parutions de magazines de mode est terminée pour ne reprendre qu’à l’automne mais l’actrice est en tournage avec Masaki Suda pour Ito, le prochain opus de Takahisa Zeze. Il est donc fort probable que peu de nouvelles filtrent d’ici à la fin de l’été.

C’est l’occasion de revenir sur les événements de ces dernières semaines: présente à New York lors de la première américaine de Samurai Marathon pour y recevoir notamment un prix spécial (voir ici), Nana Komatsu a donné plusieurs interviews. Le film de Bernard Rose sortira d’ailleurs l’année prochaine aux USA. Retour également, et en images, sur Kuru (It comes), dorénavant disponible au Japon en DVD et Bluray. Enfin, le 25 octobre prochain, sortie en DVD et Bluray de Sayonara Kuchibiru.


Samurai Marathon


Dans la foulée de la première US, le film de Bernard Rose a eu droit à quelques critiques plutôt élogieuses (Asian Movie Pulse, Eastern Kicks, Cinema Show…) mais ce qui a surtout retenu l’attention, c’est l’annonce d’une sortie en salles pour l’Amérique du Nord en 2020. Difficile de savoir pour l’heure si le film restera cantonné aux réseaux de salles ‘ArtHouse’ qui diffuse des films étrangers sous-titrés ou s’il aura droit à une distribution plus large.

Toujours est-il qu’en date du 2 juillet Hollywood Reporter informait ses lecteurs que la société Well Go USA avait acheté les droits du film. Doris Pfardrescher, présidente de Well Go, s’est montrée partciulièrement enthousiaste, trouvant le film à la fois captivant et émouvant. A suivre …

Une partie de la presse japonaise, notamment Yahoo Japan, a couvert la soirée New Yorkaise du 28 juin et Nana Komatsu a aussi été interviewée par quelques webzines en langue anglaise. On retiendra que l’actrice souhaiterait à la fois poursuivre sa carrière cinématographique au Japon et travailler avec des metteurs en scène et acteurs étrangers.

Mentionnant au passage son goût pour les films français, elle se projetterait davantage sur des films du ‘quotidien’, véhiculant de ‘vraies émotions’. A l’heure où de plus en plus de critiques soulignent sa grande polyvalence, Nana Komatsu se plaît -à l’écran comme dans le monde de la mode- à être, dit-elle, un ‘caméléon’.

Interviews en anglais: Asian Movie Pulse Screen Anarchy

Interviews en japonais: Eiga.comRockin’ OnYahoo ! Japan


Kuru-It comes !


La sortie en Dvd/Bluray de Kuru a été l’occasion de savourer une fois encore l’inventivité de Nakashima, metteur en scène aussi original que passionnant. Même s’il n’est pas exclu que je porte un nouveau regard sur Kuru dans quelque temps, je n’enlèverais pour le moment pas grand chose à ce que j’ai pu écrire en décembre dernier: Etonnant Bogiwan.

Festin visuel, film d’horreur hors-normes avec plusieurs thématiques et niveaux d’interprétation, Kuru est un voyage mouvementé vers l’angoisse puis la noirceur des êtres, avec pour destination finale un invraisemblable chaos gore et parodique. Les actrices sont particulièrement brillantes: Takako Matsu austère et glaçante, Haru Kuroki vulnérable et subtile, enfin Nana Komatsu campe un personnage au look et à la personnalité surprenant(e)s.


Makoto vs Nozaki


Le rôle de Makoto monte en puissance dans la deuxième partie du film. Confrontations avec la ‘chose’, conflit avec Nozaki, son boy friend ((Junichi Okada), Nana Komatsu montre une fois encore qu’elle peut tout à fait s’exprimer avec puissance, sur un mode explosif voire agressif.

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Une affaire de parents

La sortie de Kuru/It comes en DVD et Bluray au Japon le 3 juillet est l’occasion de présenter un article de fond très intéressant publié en mai dernier par Filmed in Ether sur deux films qui n’ont apparemment pas grand chose en commun. L’un est un Kore Eda classique dans la forme mais avec une dimension sociale plus marquée que dans ses autres films, l’autre, signé Nakashima, est un film d’horreur plutôt décalé.

Cependant, Natalie NG compare les deux oeuvres en s’attachant au thème de la parentalité et aussi bien dans Shoplifters que dans Kuru, les figures maternelles et paternelles, avérées ou potentielles, sont bien plus nombreuses que les enfants. Voici donc la traduction de cet essai passionnant et pertinent.†


LIMITS AND LOVE: HOW ‘SHOPLIFTERS’ AND ‘IT COMES’ CONFRONT PARENTHOOD (original en anglais)


Notes et remerciements


Traducteur, c’est un métier et ce n’est pas le mien. A défaut d’être un modèle de rendu stylistique, ce travail est fidèle aux idées de l’auteur.

Tout comme dans l’original en langue anglaise, ce qui suit contient de nombreux spoilers pour les deux films.

Remerciements à l’auteur, Natalie NG, ainsi qu’à Hieu Chau, éditeur en chef et fondateur de Filmed in Ether, pour leur aimable autorisation.


A première vue, la Palme D’or de Hirokazu Kore Eda (Shoplifters – Une affaire de famille) et le blockbuster horrifique de Tetsuya Nakashima (It Comes – Kuru) semblent avoir très peu de choses en commun si ce n’est leur sortie en 2018. Le très estimé drame de Kore Eda est un film délicat lequel, avec la subtilité propre au réalisateur, sa fascination de longue date pour les relations familiales, explore la dynamique d’une famille pauvre et atypique. Le sanglant film d’horreur de Nakashima porte quant à lui le style frénétique caractéristique du cinéaste et livre le récit d’une jeune famille hantée par une force mystérieuse et démoniaque.

Pourtant, bien qu’appartenant à des genres différents, Shoplifters et It Comes partagent bon nombre d’idées similaires et s’interrogent sur la nature même de la parentalité. Qu’est-ce qui fait un bon parent? Qu’est-ce qui fait d’une famille une famille? La société permet-elle aux familles hors normes de s’épanouir ? Les deux films s’accordent apparemment pour dire que la vraie parentalité n’est pas un droit biologique donné mais plutôt quelque chose qui s’acquiert et se mérite.

Pour autant les deux oeuvres n’offrent pas non plus de réponses claires sur ce qui fait un bon parent. Au lieu de cela, elles mettent le spectateur au défi pour qu’il prenne en compte les difficultés d’être parent, les constructions sociales de la cellule parentale et familiale et ce que l’éducation d’un enfant peut révéler à propos de soi-même.


Amour versus Besoins

La hiérarchie des besoins de Maslow est l’une des théories les plus connues utilisée pour déterminer quels principes affectent le comportement, ce qui motive les gens et en substance ce qui rend les êtres humains heureux. Les niveaux inférieurs de cette hiérarchie sont constitués des besoins les plus fondamentaux: besoins physiologiques tels que nourriture, eau et chaleur, suivis de la protection et de la sécurité. Ces deux niveaux étant atteints, les deux suivants sont d’ordre psychologique et consistent en besoins d’amour, d’appartenance et d’estime. 

Bien que la hiérarchie de Maslow se rapporte au bonheur d’une personne, elle peut également servir de point de référence pour déterminer ce dont un enfant a besoin pour grandir. En formulant les choses de cette manière, nous devons nous demander si l’exigence la plus élémentaire pour être parent est la capacité de pourvoir aux besoins les plus basiques des enfants, tels que la nourriture et l’eau, de leur offrir un toit. Et si tel est le cas, cela légitime-t-il le statut de parent simplement parce que ces besoins physiologiques ont été satisfaits ?

Dans It Comes, le jeune couple Hideki (Satoshi Tsumabuki) et Kanna (Haru Kuroki) vit avec leur fille Chisa dans un condo confortable. Kanna lui prépare volontiers les plats qu’elle aime et Hideki la gâte avec toutes les choses matérielles dont une petite fille a besoin. Mais le film révèle qu’il est un père plutôt absent, accaparé par son blog, consacré à Chisa et à ses exploits de père, sans que pour autant il en assume vraiment le rôle. Quand Chisa pleure, il l’ignore et montre plus d’intérêt à publier des photos de lui prenant soin de sa fille qu’à s’occuper d’elle. Lorsqu’elle tombe malade, il en rit, reproche à Kanna de s’être emportée et d’avoir contribué à la maladie de leur fille. Ses manquements en tant que père et être humain sont manifestes et largement dépeints : Hideki est obsédé par l’image, il est creux et superficiel.

Les éléments d’horreur dans le film de Nakashima ne font qu’approfondir la caractérisation du personnage de Hideki ainsi que les thèmes parentaux traités dans le film. Lors de la confrontation finale entre la ‘chose’ -la mystérieuse force- et Hideki, le jeune père se fait piéger en cassant tous les miroirs du domicile, convaincu que cela sauvera Chisa et Kanna. L’utilisation de miroirs brisés est symbolique, elle exprime à la fois son incapacité à être honnête avec lui-même et sa personnalité voilée, déformée. En refusant de se voir tel qu’il est et d’admettre sa superficialité, Hideki est un père qui échoue. 

On apprend peu de temps après que le compagnon de jeu de Chisa, depuis sa naissance, était ‘la chose’. La force malveillante s’empare de son corps sans difficulté, suggérant ainsi que la propension de Chisa à cette possession résulte de la satisfaction de tous ses besoins fondamentaux et du fait de n’avoir jamais reçu affection et attention.


Shoplifters fait également valoir que la biologie n’a rien à voir avec le fait d’être un parent compétent. Le film de Kore Eda reconnaît que subvenir aux besoins fondamentaux d’un enfant va de soi, mais que cela doit aller de pair avec l’amour et l’attention. L’histoire suit les Shibata, une famille de marginaux qui vit dans la pauvreté. Ils volent fréquemment à l’étalage pour leurs besoins quotidiens, et pourtant ils sont plus proches les uns des autres que dans la plupart des familles biologiques. Nous apprenons que le ‘fils’ de la famille, Shota (Jo Kairi), a été abandonné par ses parents biologiques. Juri (Miyu Sasaki), la petite fille que les Shibata accueillent au début du film, a également été maltraitée et négligée. Leurs parents biologiques n’avaient aucun amour pour eux. Pourtant, les Shibata choisissent de les recueillir parce qu’ils les ont vus dans des situations terribles et ont choisi de ne pas fermer les yeux en dépit des conséquences juridiques et de leur propre situation économique.

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Harureo

Belle campagne de promotion pour la sortie prochaine de Farewell Song/Sayonara Kuchibiru, le nouveau film de Akihiko Shiota. Le 20 mai, dix jours avant la sortie en salles du film, Universal met un EP sur le marché, un CD de quatre titres avec entre autres la chanson thème du film: Sayonara Kuchibiru…

Ecrit par Motohiro Hata et produit par Aimyon, le titre est interprété et chanté par les deux actrices vedettes du film, Mugi Kadowaki et Nana Komatsu en tant que Haruleo, le duo musical fictif du film. Pour faire bonne mesure, le label a même conçu une page ‘officielle’ avec biographie, discographie du duo Harureo (Hull and Leo/ハルレオ) comme s’il s’agissait d’un groupe existant. Le CD est d’ores et déjà disponible, sur CD Japan entre autres…  

Bande annonce

Aujourd’hui 24 avril, jour de publication de cet article, les jeunes acteurs, en compagnie du metteur en scène, étaient au travail pour une avant-première au Toho Cinema de Shinjuku à Tokyo…


Kuru: le dernier opus de Nakashima sort en DVD et Bluray le 3 juillet prochain. La version deluxe (bluray) offre de nombreux bonus: making of, interviews, premières, bref les extras habituels de ces éditions japonaises haut de gamme dont le packaging est souvent à la hauteur du contenu. D’ores et déjà disponibles dans toutes les bonnes crémeries, entre autres CD Japan. Page spécialeSite du film.  


Gaga Catalogue international: Gaga Productions a mis à la vente quatre films ayant Nana Komatsu à l’affiche, Samurai Marathon, It comes (Kuru), Farewell Song (Sayonara Kuchibiru) et Drowning Love (Oboreru Knife)  


Mode-Magazines-Divers

Le 12 avril dernier, VogueMe Taiwan sortait un numéro spécial et un clip (Dress Me) mettant en vedette la jeune modèle. Dans la foulée, le Studio MW et les photographes Manbo Key et Chienwen Lin ont rendu public d’autres clichés et outtakes… Lire la suite « Harureo »