Retrospective 2019

Trois films cette année -comme en 2018- trois rôles bien différents, box-office honorables, critiques souvent élogieuses et moisson de nominations et récompenses, 2019 aura été une année riche pour Nana Komatsu qui souhaite ardemment poursuivre. Tout récemment elle se confiait à la rédaction de Elle Hong Kong, déclarant en substance: « Je veux tout essayer, découvrir ce dont je ne suis pas capable, ce que je ne connais pas (…) j’aimerais me surpasser et ouvrir de nouvelles portes » (merci à Minh Ngọc Nguyễn de Nana Komatsu 小松菜奈 VietNam pour la traduction de ce passage)


samurai marathon

Tourné au cours de l’automne 2018, le film de l’anglais Bernard Rose sort en salles au Japon le 22 février. Avec Jeremy Thomas à la production (Le Dernier Empereur), Takuro Ishizaka à la pellicule (Kenshin le Vagabond, Sakuran) et huit têtes d’affiche, le metteur en scène a réuni une véritable dreamteam. Les résultats au pays du soleil levant (et des samourai) sont toutefois en-dessous des attentes. S’il fait salle comble en province, le film est plutôt boudé à Tokyo. Côté critique, certains s’étonnent et même s’agacent qu’un ‘gaijin’ ait osé faire un film de sabre. Note Eiga.com: 2,9/5.

Au catalogue international de la société de production Gaga, le film fait le tour des festivals en Europe et en Amérique du Nord, il est très bien accueilli, notamment au Festival du Film Asiatique de New York en juin. Distribué par Signature Entertainment sur toutes les plate-formes numériques le 20 janvier 2020 au Royaume-Uni, Samourai Marathon sera également diffusé (peut-être en salles) aux USA plus tard dans l’année. Critique d’un collègue et confrère: La Course de l’Honneur.

Nana Komatsu: elle apporte une touche de ‘modernité’, originale et anachronique, dans ce ‘film de sabre’ atypique et très divertissant. Un rôle plutôt physique pour la jeune femme qui doit parfois jouer du sabre et du couteau. Prix: Rising Star Award (New York) – Nomination: Elan dOr 2020 (Japon)


farewell song

Sayonara KuchibiruFarewell Song à l’international- est également une production Gaga, un film de Akihiko Shiota (Yomigaeri, Harmful Insect) qui sort au Japon le 31 mai 2019 avec cependant une diffusion limitée à moins de 300 salles. Le metteur en scène en a écrit le script pour faire ce qu’il définit comme une « sorte de road movie musical ». Les deux actrices principales, Nana Komatsu et Mugi Kadowaki, ne sont ni chanteuses ni musiciennes, elles ont dû se mettre au chant et à la guitare pour interpréter des titres écrits pour l’occasion par Aimyon et Motohiro Hata.

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Décembre, News en vrac


Cinéma

Ito, le prochain film de Takahisa Zeze sera sur les écrans nippons le 24 avril prochain. Le tournage a été bouclé il y a peu et le film entre maintenant en phase de post-production. Librement inspiré du hit de la chanteuse Miyuki Nakajima (1992), ce long métrage met en scène les destins croisés de deux jeunes gens à différentes époques de leur vie. Nana Komatsu y retrouve Masaki Suda comme partenaire (Natalie Music) – Selon certaines rumeurs, le film serait en deux volets ou parties mais à ce jour, ce ne sont que des rumeurs 😉 – Site Officiel: ITO.


Sakura, le nouveau film de Hitoshi Yazaki (Sweet Little Lies, Strawberry Shortcakes) sortira l’été prochain. Inspiré du roman du même nom (de Kanako Nishi), le film met en scène une famille anéantie par un accident qui frappe l’un de leurs trois enfants. Nana Komatsu partage l’affiche avec Takumi Kitamura et Ryo Yoshizawa – Site Officiel: Sakura


Distribué par Signature Entertainment, Samurai Marathon sera diffusé dans le Royaume-Uni au format Digital HD sur toutes les plateformes numériques le 20 janvier prochain. Un peu décevant que dans son propre pays, Bernard Rose ne voit pas son film proposé en salles ni même porté en DVD (voir l’article Actu Novembre pour plus d’infos et le dossier de presse).


Nominations et récompenses

La cérémonie des 44ème Hochi Film Awards s’est tenue à Tokyo le 18 décembre dernier. Deux fois nominée, dans les catégories ‘Meilleure Actrice’ (pour Farewell Song) et ‘Meilleure actrice dans un second rôle’ (pour It Comes et Family of Strangers) Nana Komatsu a reçu le prix de la ‘Meilleure Actrice dans un second rôle’ (Model Press)

Nana Komatsu a également été nominée pour le prix Elan D’or 2020, une récompense attribuée chaque année au Meilleur Espoir. L’actrice a été selectionnée au vu de ses performances dans trois films: Samurai Marathon, Farewell Song et Closed Ward/Family of Strangers (ANPA)

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Etrange et fugace Yukako

Deux jours de tournage et quatre scènes pour Nana Komatsu dans le Jojo’s Bizarre Adventures – Diamond is unbreakable de Takashi Miike. Le film sort au Japon en août 2017 et en dépit d’une promotion conséquente, les résultats au box office (une semaine dans le top 10) ne sont pas vraiment à la hauteur de l’investissement car le metteur en scène avait disposé d’un budget conséquent pour les effets spéciaux, par ailleurs plutôt réussis.

Jojo’s est visuellement intéressant, très belle pellicule qui n’est pas sans rappeler les effets de filtre à la Mauro Fiore, est-ce suffisant pour faire un grand film? Je ne le pense pas. Au demeurant très fidèle au manga de Hirohiko Araki -selon les fans- le film de Miike est divertissant et esthétique, rien de plus, rien de moins.

Il faut sans aucun doute le voir pour d’autres raisons que la seule présence de Nana Komatsu qui ne fait que passer: elle y incarne le personnage de Yukako, tout à fait secondaire dans ce volet, elle se montre énigmatique et dotée d’une chevelure d’une longueur stupéfiante, élaborée avec des ‘extensions’.


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Quels films voir? visite guidée

Celle qui n’envisageait pas du tout une carrière d’actrice parce qu’entre autres raisons elle «n’aimait pas beaucoup parler » est aujourd’hui une des actrices les plus en vue du cinéma japonais et rares sont les articles qui ne mettent pas en avant sa très grande polyvalence. Aucun rôle, aucun film vraiment comparables, elle semble vouloir tout essayer, tout tenter, choix risqué car à force de brouiller les pistes on peut se retrouver sans marque de fabrique, sans identité.

Cette identité, le ‘chaméléon’ Nana Komatsu l’a sans nul doute grâce à son style: fondamentalement ‘old school’ elle préfère les regards et les glissements dans l’expression plutôt que de vaines gesticulations ou des phrases à rallonge. Si on ajoute à ça une réelle capacité à se montrer soudainement ‘explosive’ et un penchant certain pour les excentricités, on obtient un jeu très personnel et une présence à l’écran tout à fait unique. Suivez le guide !


les classiques

The World of Kanako: premier long métrage, premier grand rôle, un film référence qui lance sa carrière en 2014. Il y a quelques mois, Nana Komatsu déclarait humblement que c’était le montage opéré par Nakashima qui faisait du rôle de Kanako un grand rôle. Sans minimiser la qualité de la mise en relief du personnage, elle impressionne et malgré son inexpérience, elle joue à merveille aux côtés d’acteurs et d’actrices accompli(e)s dont Koji Yakusho, véritable légende vivante. Le film est une farce tragique, sombre et terriblement nihiliste, Nana Komatsu y incarne un authentique monstre dénué de tout sens moral. Critique de Hervé Lacrampe


My tomorrow, Your Yesterday: peut-être le favori d’une majorité de fans, le film de Takahiro Miki (2016) fut un succès public et critique en Asie. Un ‘film référence’ lui aussi car très représentatif d’un certain ‘style Nana Komatsu’: sobre et subtil, tout en nuances. Le film est une romance mais comme presque tous les films de Miki, une composition étoffée d’éléments poétiques, oniriques et dans le cas présent fantastiques. Un joli film qui bascule rapidement de la légèreté propre au genre à la tristesse quand deux êtres épris l’un de l’autre sont victimes d’un curieux et implacable coup du destin et du temps chronologique. Critique: Hier, c’était demain.


les dramédies

Drowning Love: une bande annonce en trompe l’oeil pour cette ‘comédie’ romantique qui sombre rapidement dans le cauchemar et la noirceur. La photographie est remarquable, l’implication des jeunes acteurs totale. L’oeuvre de Yuki Yamato a un peu le statut de film culte chez les fans de Masaki Suda et Nana Komatsu (2016). Critique: un joli bazar.

Une video musicale très bien conçue qui restitue mieux que la bande annonce l’atmosphère particulière de ce film surprenant et attachant.


Kids on the slope: même si l’on n’a pas soi-même vécu cette période, le film réussit à distiller la nostalgie des sixties quand le jazz venait s’installer au Japon. Tourné à Sasebo (préfecture de Nagasaki), sorti en 2018, Kids on the Slope est un film simple, tendre et émouvant. Nana Komatsu y incarne la douce Ritsuko, son personnage le plus sympathique sur le grand écran. Critique: Jazz, en pente douce.


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