Actu ciné en octobre

L’actualité la plus brûlante pour la jeune actrice est sans nul doute la sortie imminente de Closed Ward le 1er novembre prochain au Japon. Elle y tient le rôle de Yuki Shimazaki, une jeune fille fugueuse et suicidaire, avec Go Ayano et Tsurube Shofukutei pour co-stars. Une avant première a déjà eu lieu le 26 septembre et la promo bat son plein: soirée promo au Shinagawa Prince Hotel (Tokyo) le 16 octobre et diffusion d’un spécial « Tsurube no Kazoku ni Kanpai » sur la NHK lundi 21, Shofukutei Tsurube y accueille Nana Komatsu.

En ce qui concerne l’Hexagone, la (très) bonne nouvelle est que le film de Hideyuki Harama fait partie de la sélection de Kinotayo pour la 14ème édition du festival. La production a décidé de valider le titre « Family of strangers » plutôt que Closed Ward, ou plus exactement ‘Closed Ward each morning’, traduction littérale du titre japonais (閉鎖病棟それぞれの朝: site officiel)

Voici le synopsis proposé par Kinotayo sur la page officielle du film, dans l’attente d’une bande annonce en VOSTFR: Trois patients victimes d’un lourd passé sont internés dans un hôpital psychiatrique de la préfecture de Nagano. Chu, un jeune homme fébrile est victime d’hallucinations auditives. Hidemaru, un ancien condamné à mort devenu invalide après avoir survécu à son exécution est cloué dans son fauteuil. Yuki, une jeune adolescente recluse tente de se suicider à peine arrivée. Tous affrontent le quotidien jusqu’à ce qu’un meurtre vienne perturber l’équilibre fragile régnant au sein de l’institution, forçant chacun à affronter ses traumatismes. Adaptation d’un roman primé du romancier et psychiatre Hosei Hahakigi, Family of Strangers est un drame bouleversant interrogeant les conditions d’enfermement et de vie des patients atteints de troubles mentaux.

Quelques clichés de l’avant première le 26 septembre et de la soirée promotionnelle au Shinagawa Prince Hotel. Autres photos des deux événements disponibles sur le blog international: Avant PremièreSoirée Promo



Farewell Song – Sayonara Kuchibiru

Comme à l’accoutumée Gaga poursuit le travail de promotion de ses films à l’international. Ainsi, Farewell Song sera de la sélection du Festival du Film International de Hawaï en novembre: page du film. L’oeuvre de Akihiko Shiota a par ailleurs été diffusée début octobre à Vienne, en Autriche, dans le cadre du festival Japannual. Farewell Song est plutôt bien accueilli par les critiques, Asian Movie Pulse voit dans ce film un retour de Shiota vers l’originalité et le brio de ses films indés du début (Harmful Insect, Canary): article en anglais.


Samurai Marathon

Le film de Bernard Rose poursuit son périple de festival en festival en attendant une sortie US (et probablement aussi canadienne) en 2020. Samourai Marathon 1855 était également au programme de Japannual.

C’est la rentrée

Quelques infos de rentrée sur la sortie prochaine de Closed Ward (1er novembre), le périple de Samourai Marathon 1855 dans les festivals, Kuru au festival de Sitges. Egalement la sortie du nouveau CM/Court métrage de Niko and.


Closed ward

Plusieurs événement sont en préparation pour assurer la promotion du film (fan gatherings, avant-premières), il sera possible de réserver sa place dans un cinéma à partir du 20 septembre, comme l’annoncent les trois acteurs principaux (Go Ayano, Tsurube Shofukutei et Nana Komatsu) dans le clip ci-dessous.

Le film de Hideyuki Hirayama, son premier long métrage en trois ans, est un thriller psychologique et social dont l’action se déroule dans l’unité psychiatrique d’un hôpital de province.


samourai Marathon 1855

Il y a peu, le magazine Screen Daily listait le film de Bernard Rose parmi les films à ne pas manquer lors des festivals d’été et celui-ci poursuit son périple d’un continent à l’autre:

  • Première sur la côte ouest des USA le 27 septembre au Beyond Fest
  • Premières européennes pour Camera Japan aux Pays-Bas fin septembre

Le film sera distribué en salles aux USA en 2020, il est désormais officiellement listé sur le site de la société Well Go USA Entertainment.


Festival de Sitges (Catalogne, Espagne)

Les festivaliers espagnols auront l’occasion de découvrir ou redécouvrir Nana Komatsu puisque deux films dans lesquels elle a des rôles de premier plan on été choisis pour la sélection officielle de cette 52ème édition: il s’agit de Samourai Marathon 1855 de Bernard Rose et de Kuru/It Comes de Tetsuya Nakashima. (Source en espagnol: Hikaru no Hana).


Autumn true true true

Les pubs de la marque Niko and (vêtements, mobilier, design, delicatessen) se sont inscrits dans le court métrage avec une nouvelle fois à l’affiche leurs deux jeunes ambassadeurs: Nana Komatsu et Masaki Suda. Voici le dernier né.

Rappelons enfin qu’en 2020, Nana Komatsu sera à l’affiche de deux nouveaux films: Sakura de Hitoshi Yazaki et Ito/Tapestry de Takahisa Zeze.

Brèves en août


Pre-production, tournage ou post-production, quelques brèves en vrac sur les films avec Nana Komatsu à l’affiche en 2019 et 2020.


Closed Ward: le film de Hideyuki Hirayama sera comme annoncé dans les salles obscures au Japon le 1er novembre. La campagne de promotion du film n’a pas vraiment commencé mais ça ne saurait tarder. Pour le moment la production se contente de publier quelques clichés via Twitter comme celui-ci où l’on voit Yuki Shimazaki (Nana Komatsu) et sa mère (Reiko Kataoka) à l’entrée de l’hôpital.

Site OfficielCompte Twitter


Ito: on en sait un tout petit peu plus sur Ito/Tapestry dont le tournage n’est pas encore complètement terminé. Une date de sortie a été fixée au 4 avril 2020 et la liste, impressionnante, des seconds rôles a été publiée. Ainsi aux côtés des deux têtes d’affiche, Masaki Suda et Nana Komatsu, on trouvera: Mizuki Yamamoto, Mitsuko Baisho, Fumi Nikaido, Ryo Narita, Mahiro Takasugi, Fumika Baba, Toshiyuki Nagashima, Takehara Pistol, Yutaka Matsushige, Misako Tanaka, Sayaka Yamaguchi, Nana Eikura et Takumi Saitou. Source: Oricon News.


Samurai Marathon 1855: le film du Britannique Bernard Rose, sorti en salles au Japon en février dernier (aux USA l’année prochaine) a eu droit à sa première américaine le 28 juin dernier pour l’ouverture du 18ème Festival du Film Asiatique de New York. Nana Komatsu, qui pour l’occasion était présente pour recevoir un Rising Asian Star Award, s’est prêtée au jeu des questions-réponses avec le metteur en scène et le public. La video, mise en ligne récemment par le Film Lincoln Center est intéressante: anecdotes de tournage, différences de pratiques entre metteurs en scène japonais et non japonais etc…

« Il faudrait que l’on voie Nana dans un film américain » Bernard Rose.


Farewell Song (Sayonara Kuchibiru): le dernier film de Akihiko Shiota poursuit son périple en Asie. Après l’exploitation en salles au Japon (sortie le 31 mai dernier) et une première au 22ème festival du film de Shangai, Sayonara Kuchibiru était présenté au 15ème festival international du film et de la musique à Jecheon, Corée du Sud. Il sera dans les salles au mois de septembre en Thailande puis en Malaisie pour la 16ème édition du JFF, Japanese Film Festival.

Samurai Marathon 1855

‘Les Bateaux Noirs sont là’, c’est ainsi que le seigneur Itakura (Hiroki Hasegawa) désigne -comme le faisaient alors ses contemporains- les navires américains de l’escadre du Commandeur Perry.

Milieu du 19ème siècle, les dernières années du Shogunat avant la Restauration Meiji, un Japon qui hésite entre nécessité d’une ouverture et crainte d’une invasion, c’est le cadre historique de Samurai Marathon 1855, film réalisé par le metteur en scène Britannique Bernard Rose et produit par un autre sujet de Sa Majesté, Jeremy Thomas, à qui l’on doit notamment la production du phénoménal ‘Le Dernier Empereur’.

Toutefois, c’est à partir d’un fait historique mineur que Rose construit sa fiction. C’est en effet en 1855 qu’eut lieu le premier marathon au Japon, une épreuve d’endurance organisée par le seigneur Itakura, du domaine d’Annaka, dans le but d’endurcir et d’aguerrir ses samourai. L’événement est toujours célébré de nos jours et a fait l’objet d’un roman historique (de Akihiro Dobashi) dont le metteur en scène s’est en bonne partie inspiré.

Parmi les compétiteurs se trouve un certain Jinnai Karasawa (Sato Takeru), espion à la solde du Shogun. Il croit déceler dans la mobilisation et les préparatifs un complot contre le pouvoir central et lorsqu’il comprend sa méprise, il est trop tard, son courrier est arrivé et une troupe d’assassins est déjà en route. Pour compliquer les choses, la Princesse Yuki Hime (Nana Komatsu), fille du seigneur Itakura, a disparu.

Lorsque le générique de fin arrive on a le sentiment d’avoir soi-même parcouru les magnifiques paysages du Japon et la qualité de la pellicule est telle qu’il en ressort une impression de plénitude et d’apaisement, gommant les péripéties parfois violentes et mouvementées d’une histoire tout à fait singulière. La photographie, les lumières parfois surréelles sont l’oeuvre de Takuro Ishizaka qui a su magnifier les somptueux décors naturels de la préfecture de Yamagata. La bande son, jamais intrusive mais toujours perceptible, est à la hauteur de l’ensemble, elle est signée Philip Glass.

Le film comprend en gros trois parties, la première met en place les personnages, pose le décor et un montage précis et dynamique permet au spectateur d’intégrer de nombreuses informations qui auront tout leur sens par la suite. La deuxième phase est la course elle-même, égrainée de multiples incidents, tantôt comiques tantôt tragiques: certains courent par devoir, d’autres pour la gloire, d’autres encore ont de sombres desseins. Parmi les coureurs, un guerrier a tout l’air d’être une jeune femme.

Vient ensuite le final, l’apothéose, avec des scènes de combat qui n’ont rien à envier aux meilleurs films du genre, si tant est qu’on puisse classer Samurai Marathon 1855 dans la catégorie film de sabre, Bernard Rose ayant réussi à jouer entre hommage et parodie pour produire une oeuvre personnelle et originale.

Enfin, un autre atout majeur du film est son casting prestigieux avec pas moins de huit têtes d’affiche (liste complète en fin d’article). Les seconds rôles, même les plus modestes, ont également été confiés à des acteurs et actrices renommé(e)s, on remarquera entre autres Junko Abe (Still the water), Taishi Nakagawa (Kids on the slope) ou encore Mugi Kadowaki, partenaire de Nana Komatsu dans Farewell Song/Sayonara Kuchibiru.

Aux côtés du ‘couple vedette’ Takeru Satoh/Nana Komatsu, chacun fait preuve de talent dans des scènes bien intégrées dans le tissu narratif, on retiendra tout particulièrement la performance de Mirai Moriyama, impressionnant de puissance et d’énergie. Takeru Satoh avait dans ses bagages l’expérience de trois volets de Rurouni Kenshin, autant dire que sabre au clair en pleine forêt il est comme un poisson dans l’eau, imposant sa gestuelle et ses mouvements vifs et légers, c’est un acteur félin et charismatique.

Nana Komatsu s’est vu confier un rôle délicat. Le personnage de Yuki Hime ajoute une note de modernité à la fiction. Loyale envers son père et son clan, elle n’en est pas moins rebelle, obstinée et indépendante. En plus d’avoir fière allure, en princesse ou en guerrière, la jeune actrice offre là une de ses plus belles prestations, aussi à l’aise avec un pinceau qu’avec un couteau, complexe dans les émotions, convaincante dans l’action.

Samourai Marathon est un beau film, aussi surprenant que divertissant: 4/5

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