Thriller girl…

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En vacances ou bien occupée à un quelconque projet, Nana Komatsu est aux abonnées absentes depuis quelques semaines…pour autant, actualités il y a et la nouvelle la plus fascinante est la mise en ligne d’un premier teaser pour Kuru, le prochain opus de Tetsuya Nakashima, sur les écrans nippons le 7 décembre.

Trente secondes angoissantes pour ne pas dire terrifiantes pour ce thriller, première incursion du réalisateur dans la sphère des Horror Movies. L’écrivain/journaliste Nozaki (Junichi Okada) et sa petite amie Makoto (Nana Komatsu) vont avoir fort à faire face à une menace et une présence indicible qui a déjà affecté la vie d’un autre jeune couple, Hideki (Satoshi Tsumabuki) et Kana (Haru Kuroki)…


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De l’autre côté du miroir…

Critique de « The world of Kanako » de Tetsuya Nakashima. 

Voici un article publié par un ‘confrère’, posté sur cette page avec l’aimable autorisation de l’auteur: Hervé Lacrampe, webmestre du blog AAA: Asie, Architecture, Actualités.


Testsuya Nakashima aime réaliser des films qui ne ressemblent à aucun genre connu. Ses précédents films, Souvenirs de Matsuko, Confessions empruntaient des voies diverses pour nous offrir des intrigues noires, pessimistes presque nihilistes le tout filmé dans une hystérie de couleur, un dynamisme dingue et un montage hallucinant voire halluciné.

Depuis le succès monstre de Confessions (voir ici la critique) chaque nouveau film est attendu, scruté. The World of kanako sorti en 2014 ne déroge pas à la règle : thriller hors normes, film total sur fond de réécriture du conte d’Alice au pays des merveilles.

Akikasu Fujishima  fut policier, marié et avait une fille magnifique nommée Kanako. Mais à cause de son alcoolisme il finit par perdre son métier, puis sa femme. Reconverti en détective, il est contacté par son ex-compagne. Leur fille vient de disparaître. Devant la lenteur de la police et l’insistance de son épouse, Akikasu se lance dans l’enquête et va découvrir l’univers sombre de sa fille, une adolescente bien sous tout rapport, adorée et enviée mais qui cache de lourds secrets.

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Il arrive…

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… le prochain Tetsuya Nakashima ! Le génial metteur en scène de Confessions se remet à l’ouvrage avec Kuru/来る (Come!) , un nouveau long métrage visible en salle en 2019 et certainement rapidement disponible en DVD/Blu-ray en Europe grâce aux bons offices de Adam Torel et de sa société Third Window qui a toujours diffusé les films du maître depuis Kamikaze Girls (2004).

Le scénario, écrit par Nakashima et Hideto Iwai, est basé sur le roman de Ichi Sawamura « Bogiwan is coming », publié en 2015 … horreur et mystère seront au rendez-vous et l’on peut certainement compter sur l’inventivité de Nakashima pour un rendu visuel haut-de-gamme !  Lire la suite « Il arrive… »

A cause de Kanako…

Kanako

A l’automne 2014, j’attendais avec impatience le dernier opus du réalisateur japonais Tetsuya Nakashima: 乾き/The world of Kanako. Nakashima m’avait enthousiasmé avec des oeuvres sidérantes telles que Memories of Matsuko ou Confessions, et avec le casting annoncé (Koji Yakusho, Miki Nakatani, Joe Odagiri…) je me disais que le film s’annonçait prometteur.

Je suis sorti éreinté de la séance, un tourbillon, des phases d’accélération qui laissent à peine le temps de digérer l’information, un déluge graphique et une descente infernale dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine. Pour avoir vu le film quatre fois, je suis formel, c’est l’oeuvre cinématographique la plus misanthrope qu’il m’ait été donné de voir. Et il y avait Kanako…

Une certaine Nana Komatsu? Quoi? Comme le personnage de manga? Une recherche rapide me permettait alors d’apprendre qu’elle était une jeune mannequin et que c’était là son premier rôle dans un long métrage. Et quelle performance! Je me demandais comment une jeune fille de 18 ans avait pu interpréter un personnage aussi monstrueux et dénué de toute conscience, compassion et humanité avec une telle aisance.

Les critiques furent tout autant surpris que moi et la jeune débutante se trouva élevée au rang de prodige avec en prime un Japanese Academy Award l’année suivante. Lire la suite « A cause de Kanako… »