Il arrive…

kuru cast

… le prochain Tetsuya Nakashima ! Le génial metteur en scène de Confessions se remet à l’ouvrage avec Kuru/来る (Come!) , un nouveau long métrage visible en salle en 2019 et certainement rapidement disponible en DVD/Blu-ray en Europe grâce aux bons offices de Adam Torel et de sa société Third Window qui a toujours diffusé les films du maître depuis Kamikaze Girls (2004).

Le scénario, écrit par Nakashima et Hideto Iwai, est basé sur le roman de Ichi Sawamura « Bogiwan is coming », publié en 2015 … horreur et mystère seront au rendez-vous et l’on peut certainement compter sur l’inventivité de Nakashima pour un rendu visuel haut-de-gamme !

bogiwan

Le casting est somptueux avec dans les rôles principaux: Satoshi Tsumabuki (Tokyo Family, Traces of sin, Rage…) pour le personnage de Hideki Tahara, son épouse, Kana, sera interprétée par l’excellente Haru Kuroki (The little house, The Bride of Rip Van Winkle…), également à l’affiche Junichi Okada (Eternal Zero) et de belles retrouvailles puisqu’on y reverra Takako Matsu (Confessions) et Nana dont Nakashima lança la carrière avec The World of Kanako… Lire la suite « Il arrive… »

A cause de Kanako…

A l’automne 2014, j’attendais avec impatience le dernier opus du réalisateur japonais Tetsuya Nakashima: 乾き/The world of Kanako. Nakashima m’avait enthousiasmé avec des oeuvres sidérantes telles que Memories of Matsuko ou Confessions, et avec le casting annoncé (Koji Yakusho, Miki Nakatani, Joe Odagiri…) je me disais que le film s’annonçait prometteur.

Je suis sorti éreinté de la séance, un tourbillon, des phases d’accélération qui laissent à peine le temps de digérer l’information, un déluge graphique et une descente infernale dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine. Pour avoir vu le film quatre fois, je suis formel, c’est l’oeuvre cinématographique la plus misanthrope qu’il m’ait été donné de voir. Et il y avait Kanako…

Une certaine Nana Komatsu? Quoi? Comme le personnage de manga? Une recherche rapide me permettait alors d’apprendre qu’elle était un jeune mannequin et que c’était là son premier rôle dans un long métrage. Et quelle performance! Je me demandais comment une jeune fille de 18 ans avait pu interpréter un personnage aussi monstrueux et dénué de toute conscience, compassion et humanité avec une telle aisance.

Les critiques furent tout autant surpris que moi et la jeune débutante se trouva élevée au rang de prodige avec en prime un Japanese Academy Award l’année suivante. Lire la suite « A cause de Kanako… »