Combo Spectrum pour Kanako

Si vous avez pris la peine de le pré-commander vous avez déjà dû recevoir (ou vous allez recevoir sous peu) la belle édition de The World of Kanako chez Spectrum Films. Artwork original signé Kotaro Chiba et pas moins de 5 bonus dans un combo DVD et Bluray !

Interview d’Akio Fukamachi, l’auteur du roman – présentation du film par Stéphane Du Mesnildot (ex Cahiers du Cinéma) – Bande annonce spéciale conçue par Spectrum – le Making of, documentaire de 31′ largement centré sur l’acteur Koji Yakusho et son personnage (Akikazu Fujishima, le père de Kanako) – Un spécial Nana Komatsu de 34′ qui mêle séquences de tournage, son audition et ses réflexions pendant le tournage mais aussi un an après… tous ces suppléments sont dotés de sous-titres en anglais et en français.


Commander The World of Kanako chez Spectrum



Le ‘grain’ du bluray a un très bon rendu et les fans de l’actrice qui ont vu le film mais sont peut-être passés à côté des documentaires et reportages présents sur l’édition deluxe japonaise seront certainement ravis de l’écouter s’exprimer sur certaines de ses co-stars –Koji Yakusho, Fumi Nikaido, Hiroya Shimizu ou encore Ai Hashimoto– ainsi que sur celui qui fut son mentor, le génial Tetsuya Nakashima.

Voir la suite: galerie vidcaps du spécial Nana Komatsu

Kanako arrive !

Peu d’éditeurs font preuve d’originalité, les films japonais distribués en France tournent souvent autour des mêmes metteurs en scène: les grands maîtres et les classiques, les habitués des grands festivals français et les modes du moment…

Spectrum Films est un éditeur indépendant, basé à Paris, qui peut s’enorgueillir de proposer des films asiatiques qui sortent un peu des sentiers battus. Après Memories of Matsuko, au catalogue depuis l’automne 2018, Spectrum nous offre un deuxième Nakashima, une perle noire: The World of Kanako.

En dépit de la crise sanitaire qui là comme ailleurs a généré ajournements et délais, l’éditeur tient ses promesses et l’objet sera disponible à compter du vendredi 27 novembre. Edition collector avec artwork original, présentation du film, sous titres français bien sûr, le tout sous la forme d’un combo Bluray/DVD, tiré à 1000 exemplaires numérotés.

Pour 25€, soit à peine 3 euros de plus que le prix moyen d’une nouveauté Bluray, vous pouvez non seulement acquérir un film particulièrement original mais aussi soutenir une maison d’édition pleine de promesses.


formulaire de commande: The World of Kanako

Voir la suite: artwork, bande annonce, critiques, liens

Kanako chez Spectrum Films

BLURAY le 22 Juillet 2020


The World of Kanako est le reflet maléfique de Memories of Matsuko


Spectrum Films, une société de production française, s’était déjà distinguée à l’automne 2018 en proposant en Bluray le monumental ‘Memories of Matsuko‘ de Tetsuya Nakashima. Spectrum récidive avec la sortie cet été de The World of Kanako, 7ème opus du maître, en Bluray également, pour 25€ et de nombreux bonus (voir plus bas).

Kanako est son oeuvre la plus sombre et le nihilisme profond du film peut choquer ou enthousiasmer mais ne laisse pas indifférent. Un casting de rêve avec le légendaire Koji Yakusho mais aussi Miki Nakatani, Fumi Nikaido, Joe Odagiri, Satoshi Tsumabuki, Ai Hashimoto, Jun Kunimura et une parfaite débutante à l’époque, Nana Komatsu, qui a fait depuis la carrière que l’on sait.


Bluray disponible en précommande


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Kanako, le venin

Dans toutes les religions, le diable, le démon, les diverses incarnations ou représentations du Mal, ont tous quelque chose en commun: la conscience du mal qu’ils font. Ce n’est pas le cas de Kanako, une adolescente dénuée de tout sens moral, de remords, sans aucune notion du bien et du mal.

Policier déchu, mari violent et alcoolique, Showa Fujishima (l’excellent Koji Yakusho) part à la recherche de sa fille, à la demande de son ex-femme. Kanako a disparu et la quête du père dans des milieux interlopes devient une descente aux enfers. En découvrant peu à peu le monstre qu’est sa fille, il sera révélé à lui-même. Non seulement ils sont du même sang mais c’est un événement bien précis qui a ôté à Alice/Kanako son innocence et l’a précipitée dans un puits sans fond.

Kanako n’est en fait qu’une représentation, un condensé des pires tares adolescentes. Le mal qu’elle génére, les souffrances qu’elle inflige aux autres ou plutôt qu’elle fait infliger aux autres, en parfaite manipulatrice, tout cela elle le fait simplement parce qu’elle peut le faire et parce que c’est ‘fun’, rien d’autre ! Comme le lui dit une enseignante, elle n’est qu’une ‘coquille vide’ qui ressemble étrangement à ceux et celles de la rubrique faits divers.

Si l’on met bout à bout la somme mensuelle de ces faits divers qui égaient les journaux, les pays soit-disant développés et civilisés sont des fabriques constantes de l’immonde : meurtres gratuits pour une cigarette refusée ou un regard, SDFs tabassés voire brûlés vifs, copines entraînant leur ‘meilleure amie’ (sic) dans une cave pour que des salopards la violent, tortures d’animaux, le tout filmé et posté sur Internet, c’est ‘fun’…

La réalité est en fait bien pire que la fiction, même passée au moule nihiliste de Tetsuya Nakashima. Dans sa fable noire et pessimiste, il n’épargne guère les adultes, suggérant ainsi que si des jeunes gens sont ce qu’ils sont et font ce qu’ils font, c’est qu’ils ont été à ‘bonne école’.

Au bout du compte, autant partir du fait que le monde dans lequel nous vivons est bien celui de Kanako, en l’acceptant on sait à quoi s’attendre et au final, on ne peut avoir que de bonnes surprises.

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