Bulles de savon

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2010 ! Cela fait déjà deux ans que Nana Komatsu, alors ‘collégienne’ de 14 ans, entreprend régulièrement de longs déplacements en train et en bus pour se rendre à Tokyo, près de quatre heures de trajet depuis la résidence familiale dans la préfecture de Yamanashi, aux pieds du Mont Fuji.

Elle n’a pas encore d’agence attitrée, ce sont les agents recruteurs de Stardust Promotion qui la démarcheront plus tard dans le quartier de Harajuku, pour la représenter officiellement. La toute jeune fille fait des séances photos pour promouvoir vêtements, chaussures et accessoires dans des magazines ciblant les adolescentes: Nico-Petit, Cutie, Haco etc…

De cinéma il n’est pas du tout question à cette époque, Nana Komatsu veut poursuivre cette activité de ‘modèle’ et ambitionne de devenir coiffeuse, sans doute marquée par sa mère, dont elle est très proche, qui met un soin particulier à coiffer tout le monde dans la maisonnée.

Kanako (Nakashima, 2014), et même Tadaima, joli court-métrage de 2013, sont encore bien loin. Pourtant, elle apparaît dans une petite production d’environ 7 minutes, à cheval entre le clip musical et le court-métrage: Shabondama ! Lire la suite « Bulles de savon »

Kuru: étonnant Bogiwan !

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La trame du démon (spoilers modérés)

Hideki (Satoshi Tsumabuki) et Kana (Haru Kuroki) ont tout du jeune couple japonais idéal, période Showa. Merveilleux Papa qui alimente un blog public dans lequel chaque événement concernant leur enfant – la petite Chisa qui va naître, qui vient au monde et puis grandit- est consigné, commenté et illustré. Kana est douce et soumise, elle gère le foyer, fait la cuisine et sourit à tout le monde…

Hormis les trois premières minutes qui offrent une scène énigmatique et une séquence colorée dans le plus pur style Nakashima, le premier tiers du film ne ressemble guère à du Nakashima classique ! On a un bel album de famille façon drama, sauf que l’ensemble est quelque peu décalé et inquiétant.

Hideki est hanté par le souvenir confus et parcellaire d’une petite fille disparue dans la montagne quand il n’était lui-même qu’un petit garçon. On n’a retrouvé d’elle qu’une chaussure, rouge. Les anciens, les grands parents évoquent le nom de Bogiwan, une chose, un monstre terrifiant qui, dit-on, vient emporter les enfants méchants.

La belle famille de Kana est à l’image de l’étrange atmosphère qui imprègne leur demeure. Dans leurs gestes et leurs manières brutales, il y a comme une sorte de sauvagerie, une noirceur, une force primitive.

Ce faisant, au bureau, un collègue de Hideki, Takanashi, reçoit un visiteur venu s’enquérir de Chisa. Démarche troublante car non seulement celle-ci n’est pas encore née mais seuls Kana et Hideki savent que leur fille portera ce nom. Peu de temps après, Takanashi meurt dans des conditions atroces et inexplicables… Lire la suite « Kuru: étonnant Bogiwan ! »

Brèves de décembre

KURU: le film se maintient à la 6ème place en deuxième semaine, la concurrence étant rude avec l’arrivée de quelques productions made in U.S.A. et la sortie de l’anime ‘Dragon Ball Super’. Nakashima étant tout sauf un metteur en scène consensuel, les critiques sont divisés entre ceux qui lui reprochent d’avoir encore fait un long clip débordant de ‘visuels’ et les inconditionnels qui vantent un nouveau chef d’oeuvre…

A lire les différents commentaires des spectateurs sur la toile nipponne, les trois actrices principales, Nana Komatsu et Takako Matsu (le combo Higa sisters) ainsi que Haru Kuroki, semblent recueillir le plus gros des louanges. Le film génère toujours pas mal de buzz sur Twitter et demeure en 2ème place des recommendations sur Eiga.com


Samurai Marathon: poster officiel pour le film de l’anglais Bernard Rose et après un ‘teaser’ de 30s voici la première bande-annonce de ‘Samurai Marathon

Sayonara Lips: le prochain film de Akihiko Shiota (Harmful Insect, Dororo, Yomigaeri…) sortira en mai 2019. Nana Komatsu y partage l’affiche avec Mugi Kadowaki dans ce qui sera une sorte de road movie sur fond de musique et de triangle amoureux. A l’occasion on entendra les deux comédiennes chanter des compostions signées Aimyon et Motohiro HataLire la suite « Brèves de décembre »

Kuru est arrivé…

…et elle aussi: Makoto Higa, hôtesse, medium et fiancée de Nozaki, le personnage central du film. Deux à quatre heures de préparation et de maquillage à chaque séance pour Nana Komatsu, cheveux teints et corps couvert de tatouages et de profondes cicatrices.


Cliché officiel publié sur le compte Instagram de l’actrice

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En dépit de folles rumeurs qui ont un temps circulé, arguant que Nakashima ne pourrait terminer le montage de son film en temps et en heure, Kuru est bien sorti dans les salles le vendredi 7 décembre comme prévu…

Les deux semaines qui ont précédé cette sortie ont été riches en interviews et reportages, les acteurs se relayant pour assurer la promotion du film. De Oricon News à Cinema Today en passant par Eiga.com ou Model Press, il ne s’est pas passé un jour sans la parution d’un ou plusieurs articles consacrés à Kuru. Junichi Okada et Nana Komatsu se sont particulièrement investi.

Ainsi on a pu apprendre -et ce n’est pas une surprise- que le tournage n’a pas été de tout repos. Il devait durer deux mois, il en a fallu quatre et au final, Nakashima a produit un opus de 4 heures ramenées à 2 après montage pour la version en salles. Vivement le DVD/Bluray pour un Director’s Cut peut-être, des bonus intéressants en tout cas…


« Elle est devenue une excellente actrice » Nakashima

Le metteur en scène ainsi que les principaux protagonistes étaient présents pour une première spéciale au Toho Cinema de Hibiya, un quartier de l’arrondissement de Chiyoda à Tokyo, non loin du Palais Impérial.

Ce fut l’occasion de faire rire un peu l’auditoire en revenant sur les allusions, faites par les acteurs lors d’interviews, aux exigences et emportements du metteur en scène qui, fidèle à sa réputation, n’a pas ménagé son équipe… Lire la suite « Kuru est arrivé… »