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Quels films voir? visite guidée

Celle qui n’envisageait pas du tout une carrière d’actrice parce qu’entre autres raisons elle «n’aimait pas beaucoup parler » est aujourd’hui une des actrices les plus en vue du cinéma japonais et rares sont les articles qui ne mettent pas en avant sa très grande polyvalence. Aucun rôle, aucun film vraiment comparables, elle semble vouloir tout essayer, tout tenter, choix risqué car à force de brouiller les pistes on peut se retrouver sans marque de fabrique, sans identité.

Cette identité, le ‘chaméléon’ Nana Komatsu l’a sans nul doute grâce à son style: fondamentalement ‘old school’ elle préfère les regards et les glissements dans l’expression plutôt que de vaines gesticulations ou des phrases à rallonge. Si on ajoute à ça une réelle capacité à se montrer soudainement ‘explosive’ et un penchant certain pour les excentricités, on obtient un jeu très personnel et une présence à l’écran tout à fait unique. Suivez le guide ! ⭐ = recommandé !


Rôles emblématiques

The World of Kanako: premier long métrage, premier grand rôle, un film référence qui lance sa carrière en 2014. En 2019, Nana Komatsu déclarait humblement que c’était le montage opéré par Nakashima qui faisait du rôle de Kanako un grand rôle. Sans minimiser la qualité de la mise en relief du personnage, elle impressionne et malgré son inexpérience, elle joue à merveille aux côtés d’acteurs et d’actrices accompli(e)s dont Koji Yakusho, véritable légende vivante. Le film est une farce tragique, sombre et terriblement nihiliste, Nana Komatsu y incarne un authentique monstre dénué de tout sens moral. Critique de Hervé Lacrampe. ⭐


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Octobre 2021 Bulletin 2

A l’approche de la sortie en salles prévue au Japon pour le 12 novembre prochain, la campagne de promotion pour Parasite in Love se poursuit: interviews, apparitions TV et nouvelle avant première à Ikebukuro (Tokyo)…

Distribué par Kadokawa Pictures, Parasite in Love a sans doute eu droit à un budget conséquent pour les effets spéciaux (CGs) mais nul doute que les relations du metteur en scène dans le monde de la musique (il a réalisé un nombre non négligeable de clips) a joué un rôle dans l’élaboration de la bande-son.

Treize artistes japonais et internationaux ont apporté leur contribution au soundtrack de Koi Mushi (tag en vogue pour le film). En voici la liste complète: Julia ShortreedTokyo ShiokojiSarah Hemi, Christian Fennesz, Shun IshiwakaMirrrorAkeboshiHideaki ShiratoMeirin (Zombie Chang), Manami KakudoCony PlanktonBlack Boboi et Miyu Hosoi. Par ailleurs, la chanteuse et rappeuse Awich a écrit et interprète la chanson thème du film.

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Actualités Octobre 2021

La campagne de promotion du film Parasite in Love, signé Kensaku Kakimoto, s’accélère avec la sortie de deux bandes annonces -une minute et une minute trente respectivement- et d’un nouveau poster jeudi 6 octobre. Cette adaptation d’un roman de Sugaru Miaki publié en 2016 sera sur les écrans nippons le 12 novembre prochain. La chanteuse et rappeuse Akiko Urasaki, originaire d’Okinawa et connue sous le nom de Awich a signé la chanson thème du film.

Synopsis: Kengo (Kento Hayashi) souffre d’une phobie extrême, la peur des germes et de la saleté, Hijiri (Nana Komatsu) est atteinte d’une affection encore plus rare, la scopophobie ou la crainte d’être observé. Tous deux ont une vie sociale difficile et limitée, pourtant, grâce à un mystérieux personnage ils vont se rencontrer et s’aimer…pour un temps seulement.

voir la suite: bandes annonces, Moonlight shadow, Ito, brèves…

Bulletin Octobre 2021

Première de Parasite in Love à Tokyo mercredi 29 septembre. Réunis sur la scène du cinéma Wald 9 à Shinjuku, le réalisateur Kensaku Kakimoto et les deux têtes d’affiche du film, Nana Komatsu et Kento Hayashi, ont accueilli le public pour une avant première, le film sortant en salles le 12 novembre prochain.

Répondant aux questions, les deux acteurs ont abordé des sujets aussi divers que les effets spéciaux du film (CG), l’ambiance du tournage, et les difficultés propres à chaque rôle. Ainsi Nana Komatsu a souligné qu’exprimer la scopophobie, le trouble dont souffre Hijiri, son personnage, n’était pas chose facile. Le port de casques/écouteurs, l’isolant de l’extérieur a été un élément facilitateur…

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Et au milieu coule une rivière

Moonlight Shadow, sorti en salles au Japon le 10 septembre dernier a été choisi pour figurer dans la sélection Nippon Cinema Now du 34ème Festival International du Film de Tokyo, TIFF.

Critique de Moonlight Shadow

Le son d’une cloche s’attarde dans mon oreille, tout a commencé avec cette clochette, ce son représentait chaque instant passé avec Hitoshi, chaque jour et chaque nuit, les jours de pluie, les jours de neige, ceux des nuages et du soleil, les films que nous avons vus, les livres que nous avons lus, nos querelles, nos larmes et nos rires…‘. Devant un magnétophone, une jeune femme égrène son chagrin. Cette scène poignante ouvre le film, elle reviendra plus tard, plus complète et avec une charge émotionnelle encore plus forte. 

Cette jeune femme c’est Satsuki. L’amour de sa vie s’est tué en voiture. Avec lui, Yumiko, la petite amie d’Hiiragi, le jeune frère d’Hitoshi, a également perdu la vie. Le deuil, Hiiragi le porte sur lui en revêtant l’uniforme scolaire de Yumiko, de son côté Satsuki court, sans cesse, à perdre haleine et comme elle a perdu l’appétit elle maigrit d’une manière effrayante et s’épuise. Un jour depuis le pont où Satsuki et Hitoshi aimaient à se retrouver, celle-ci aperçoit une femme étrange entièrement vêtue de noir qui porte son doigt à ses lèvres pour dire ‘chut’, comme une invitation au silence, à l’apaisement et au mystère.

L’adaptation de la célèbre nouvelle de Banana Yoshimoto par le réalisateur malaisien Edmund Yeo tient toutes ses promesses. La pellicule de Kong Pahurak est superbe et les lumières viennent soutenir les émotions portées par les personnages. La bande son, signée Aaken/Ton That An a la même fonction, elle accompagne, avec délicatesse, sans envahir le film.

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